départ vers nulle part

laisse, laisse, se dit-elle, pousser tes ailes et goûte à ce jus mirobolant, potion empoisonnée qu'une femme a un jour engendré. rêve solitaire et endurci, rêve d'un amour insulaire sous le soleil tapant, d'une vie libre hors des fonctions. laisse, tourner les verres, tourner la vie à la mort car on ne compte nos jours que pour leurs regrets. trop tard.

rencontre : Françoise Saur

J'arrive chez Françoise Saur mercredi, à 15h. Dehors, il pleut. Je n'ai jamais fait cela, jusqu'à présent : aller chez quelqu'un que je ne connais pas, lui poser des questions. Pénétrer un peu dans sa vie privée, prendre un peu de son intimité. Je ne connaissais pas Françoise Saur, ce mercredi, mais je connaissais bien [...]