départ vers nulle part

laisse, laisse, se dit-elle, pousser tes ailes et goûte à ce jus mirobolant, potion empoisonnée qu'une femme a un jour engendré. rêve solitaire et endurci, rêve d'un amour insulaire sous le soleil tapant, d'une vie libre hors des fonctions. laisse, tourner les verres, tourner la vie à la mort car on ne compte nos jours que pour leurs regrets. trop tard.

streetstyle à barbès

Barbès, 11 heures du matin. Le quartier est animé, ça grouille un peu partout, la rue s'active dans une sorte de transe frénétique. Tout le monde vaque, tout le monde dans l'anonymat. On se croise, se voit, quelques éclats de rire, tout le monde pourrait être n'importe qui. C'est de cela précisément dont je voulais témoigner.