streetstyle à barbès

Barbès, 11 heures du matin. Le quartier est animé, ça grouille un peu partout, la rue s'active dans une sorte de transe frénétique. Tout le monde vaque, tout le monde dans l'anonymat. On se croise, se voit, quelques éclats de rire, tout le monde pourrait être n'importe qui. C'est de cela précisément dont je voulais témoigner.

diffractions

Illusions d'optique, écran trouble sur la rétine. Paupières closes : être enfant et s'émerveiller des milles couleurs qui apparaissent de nulle part, de cette obscurité où s'engouffrent d'habitude les mêmes cauchemars. Comme diffractées par un miracle qu'on ne comprend pas, les couleurs forment de nouvelles formes ; un monde nouveau monde se dessine, qu'on devine. [...]

haute-couture, merci

Je me demande souvent pourquoi j'aime tant la mode. Pourquoi, au fond, ce monde étrange que je ne connais que de loin, m'est-il si cher, précieux ? Je pourrais tout autant le haïr, lui et ce qu'il représente. Il ne me faudrait que peu d'efforts pour en dresser un réquisitoire poignant et en faire mon [...]

lève les yeux

vite, tu marches, dépêches toi déjà en retard, ton écran te dit de ne regarder que lui, tes enjambées ancrent ton poids dans le sol, tu sautilles sur place, le froid mord tes doigts, gelés, rougis, le bruit de la ville dehors qui ronronne en toi, te fais oublier tes pensées, tes yeux devant toi [...]