départ vers nulle part

laisse, laisse, se dit-elle, pousser tes ailes et goûte à ce jus mirobolant, potion empoisonnée qu'une femme a un jour engendré. rêve solitaire et endurci, rêve d'un amour insulaire sous le soleil tapant, d'une vie libre hors des fonctions. laisse, tourner les verres, tourner la vie à la mort car on ne compte nos jours que pour leurs regrets. trop tard.

la mode a-t-elle tué l’amour

  L’amour est mort entre tes bras Te souviens-tu de sa rencontre Il est mort tu la referas Il s’en revient à ta rencontre Encore un printemps de passé Je songe à ce qu’il eut de tendre Adieu saison qui finissez Vous nous reviendrez aussi tendre Vitam Impendere Amori, Apollinaire Printemps 2018 : celle qui [...]

face à face : Amandine

face à face avec Amandine, 18 ans pour quoi t’habilles-tu ? Je m'habille pour jouer, sans le prendre au sérieux, en faisant en fonction de mon humeur du moment. Il ne faut pas s'habiller pour se donner une image, mais prendre une distance pour être capable de ne pas se vexer si quelqu'un fait une [...]

intemporelle

  Son regard est pareil au regard des statues, Et, pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a L'inflexion des voix chères qui se sont tues.  Quelques vers de Paul Verlaine, Mon rêve familier. La suavité de ses mots, les consonances qui résonnent incessamment dans nos têtes : il évoque ici le temps, [...]