l’habit le plus choquant du monde

Ce titre là, celui d’un vêtement si choquant qu’il en aplatirait la terre et retournerait les mers, Carine Roitfled aurait sûrement payé cher pour l’obtenir. Mais le porn chic n’a pas suffi à outrer les consciences, et Tom Ford et son pubis épilé en « G » pour la campagne Gucci de 2003 n’ont qu’à aller se [...]

badineries et ablutions, les bagatelles essentielles

C'est là l'oeuvre parfaite de la mode, qui joue à ses contrepèteries habituelles, à mélanger les mots et les formes, pour faire de ses ritournelles la gageure de notre civilité. Ne sommes-nous jamais plus Homme que lorsque l'on se parfume ? Les ablutions et les dégorgements de coquetteries saisissent cette tentative inespérée, si vaine mais si belle, à contrer notre mode d'être.

Le mauvais genre, l’amant de la mode

Démêler le bon du mauvais goût ne relève pas seulement de l'arbitraire et du jugement personnel : c'est une construction sociétale et culturelle entière. Le mauvais genre est une vraie révolte de la mode contre elle-même : c'est l'annihilation de ses valeurs fondamentales, c'est le retour au grossier, à l'ordinaire, à l'obscène et au populacier. Bref,  la mode cherche à sortir de son cadre étriqué en faisant fi de la noblesse à laquelle elle est vouée, pour épouser les formes viles de la vraie vie.