faut-il souffrir pour être belle ?

Entre les Césars et la Fashion Week, Paris s'est vue assiégée par les robes de soirées et les smokings flambant neufs. Faux cils et faux ongles, corsages serrés, brushings tirés, ceintures closes, gaines atrophiantes : bref, le bric à brac de trucs peu conforts pour tiquer l'oeil des médias. Et ainsi, resplendir… Comme toujours, sous [...]

le corps d’apparences, ou quand la mode nous fait être

Nous avons besoin de la mode car elle arrange un peu le désespoir de notre corps nu. Le corps n’est jamais qu’un corps nu ; et même nu, il est dans l’attente d’être habillé. Ce deuxième corps de mode est toujours en latence, il provoque en nous une métamorphose essentielle pour pouvoir vivre. La mode nous fait devenir médium de notre existence en tant qu’image de soi : grâce à la mode, les autres me voient, alors j’existe. 

mannequinat : de l’idylle au cauchemar

Aux devants des caméras et des défilés, les new faces et les supermodels boivent du champagne au petit déjeuner, parcourent le globe en Prada et cumulent les abonné.e.s sur Instagram... On envie leurs peaux lisses et leurs soirées, bref, on jalouse ce qui ne semblerait être en fait qu'un grand coup monté. Or depuis peu de temps la supercherie s'effondre ; les langues, bien que timides, commencent à se délier.