badineries et ablutions, les bagatelles essentielles

C'est là l'oeuvre parfaite de la mode, qui joue à ses contrepèteries habituelles, à mélanger les mots et les formes, pour faire de ses ritournelles la gageure de notre civilité. Ne sommes-nous jamais plus Homme que lorsque l'on se parfume ? Les ablutions et les dégorgements de coquetteries saisissent cette tentative inespérée, si vaine mais si belle, à contrer notre mode d'être.

Le mauvais genre, l’amant de la mode

Démêler le bon du mauvais goût ne relève pas seulement de l'arbitraire et du jugement personnel : c'est une construction sociétale et culturelle entière. Le mauvais genre est une vraie révolte de la mode contre elle-même : c'est l'annihilation de ses valeurs fondamentales, c'est le retour au grossier, à l'ordinaire, à l'obscène et au populacier. Bref,  la mode cherche à sortir de son cadre étriqué en faisant fi de la noblesse à laquelle elle est vouée, pour épouser les formes viles de la vraie vie.