mannequinat : de l’idylle au cauchemar

Aux devants des caméras et des défilés, les new faces et les supermodels boivent du champagne au petit déjeuner, parcourent le globe en Prada et cumulent les abonné.e.s sur Instagram... On envie leurs peaux lisses et leurs soirées, bref, on jalouse ce qui ne semblerait être en fait qu'un grand coup monté. Or depuis peu de temps la supercherie s'effondre ; les langues, bien que timides, commencent à se délier. 

badineries et ablutions, les bagatelles essentielles

C'est là l'oeuvre parfaite de la mode, qui joue à ses contrepèteries habituelles, à mélanger les mots et les formes, pour faire de ses ritournelles la gageure de notre civilité. Ne sommes-nous jamais plus Homme que lorsque l'on se parfume ? Les ablutions et les dégorgements de coquetteries saisissent cette tentative inespérée, si vaine mais si belle, à contrer notre mode d'être.

départ vers nulle part

laisse, laisse, se dit-elle, pousser tes ailes et goûte à ce jus mirobolant, potion empoisonnée qu'une femme a un jour engendré. rêve solitaire et endurci, rêve d'un amour insulaire sous le soleil tapant, d'une vie libre hors des fonctions. laisse, tourner les verres, tourner la vie à la mort car on ne compte nos jours que pour leurs regrets. trop tard.

la fame, nouvel attrait du pouvoir

"Entre discours d'acceptation de soi, de libération du corps féminin et de sa sexualité, et stigmatisation d'un désir monomorphique, de la beauté et de ses attributs, le fil est mince. Et les gouffres en-dessous de lui, immenses.  La fame des réseaux sociaux est un outil de pouvoir qui peut être dangereux. Ces comptes dévoilent toute la bipolarité de ce phénomène mondial dont l'impact sur les jeunes générations est à double tranchant."